Lomir SRO®
Daiichi Sankyo (Schweiz) AG
Composition
Principes actifs
Isradipinum.
Excipients
Contenu de la capsule: Silica colloidalis anhydrica, Magnesii stearas, Cetylis palmitas, Cellulosum microcristallinum, Hypromellosum.
Enveloppe de la capsule Lomir SRO 2,5 mg mite: Gelatinum, Aqua, E 172 (flavum), E 171, E 132, E 104.
Enveloppe de la capsule Lomir SRO 5 mg: Gelatinum, E 172 (flavum), E 171.
Encre d'impression: E 172 (nigrum), Lacca, Aqua purificata, Alcohol butylicus, Alcohol isopropylicus, E 1520, Ammonii hydroxidum, Kalii hydroxidum.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
Lomir SRO 2,5 mg mite: capsules retard à 2,5 mg d'isradipine.
Lomir SRO 5 mg: capsules retard à 5 mg d'isradipine.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement de l'hypertension artérielle.
Posologie/Mode d’emploi
Posologie usuelle
La dose recommandée pour le traitement de l'hypertension artérielle légère à modérée est de 1 capsule Lomir SRO à 5 mg 1 fois par jour.
Lomir SRO peut être associé à un traitement antihypertenseur déjà en cours.
Lorsque Lomir SRO est administré en concomitance avec la cimétidine, la posologie de Lomir SRO doit être réduite de 50% (voir rubrique «Interactions»).
Avaler les capsules Lomir SRO sans les croquer.
Instructions posologiques particulières
Si l'effet thérapeutique se révèle insuffisant après au moins 4 semaines de traitement à la dose de 1 capsule de Lomir SRO 5 mg 1 fois par jour, il est recommandé d'associer un autre antihypertenseur (de préférence un diurétique thiazidique, un inhibiteur de l'ECA ou un bêtabloquant).
Patients âgés et patients présentant des troubles de la fonction rénale ou hépatique
Chez les patients âgés ou en cas d'insuffisance hépatique ou rénale, une dose initiale de 1 capsule de Lomir SRO 2,5 mg mite 1 fois par jour est recommandée.
Enfants et adolescents
On ne dispose pas d'études bien conçues réalisées chez l'enfant avec les inhibiteurs des canaux calciques. L'utilisation de Lomir SRO chez les patients pédiatriques n'est pas recommandée, bien que des données rétrospectives limitées soient disponibles chez ces patients.
Contre-indications
Hypersensibilité connue à l'isradipine, à d'autres inhibiteurs des canaux calciques de type dihydropyridine ou à l'un des excipients.
Lomir SRO, comme d'autres inhibiteurs des canaux calciques de type dihydropyridine, ne doit pas être administré chez les patients présentant l'une des maladies suivantes:
·choc cardiogénique,
·angine de poitrine instable,
·pendant un infarctus du myocarde et durant le mois qui suit.
Mises en garde et précautions
Les dihydropyridines doivent être administrées avec la plus grande prudence chez les patients présentant une sténose aortique sévère.
Il est recommandé d'adapter individuellement la posologie de Lomir SRO chez les patients âgés et chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique.
Un schéma posologique prudent est recommandé chez les patients souffrant d'insuffisance rénale ou d'insuffisance cardiaque chronique.
La prudence est de rigueur en présence de diagnostic ou haute probabilité de maladie du sinus chez les patients n'ayant pas de stimulateur cardiaque. La prudence est également recommandée chez les patients présentant une faible pression systolique.
Une angine de poitrine peut survenir, tout particulièrement au début du traitement et principalement chez les patients présentant une maladie coronarienne préexistante. En présence d'angine de poitrine, la fréquence, la durée et la sévérité des accès peuvent augmenter au début du traitement ou lors d'une augmentation posologique trop rapide.
En cas d'apparition de réactions d'hypersensibilité, le traitement par Lomir SRO doit être arrêté.
L'administration concomitante de rifampicine ou d'autres médicaments inducteurs enzymatiques doit être évitée (voir rubrique «Interactions»).
Interactions
Effet d'autres médicaments sur l'isradipine
Anticonvulsivants
La prise concomitante de rifampicine diminue fortement les concentrations plasmatiques de l'isradipine. Il est donc préférable d'éviter la prise concomitante de rifampicine ou d'autres inducteurs enzymatiques (p.ex. anticonvulsivants tels que carbamazépine, phénobarbital).
La prise concomitante de phénytoïne et d'inhibiteurs calciques doit être évitée en raison d'un rapport de cas et des risques connus liés à la prise de phénytoïne et d'inhibiteurs calciques.
Médicaments antimicrobiens
Des taux plasmatiques accrus, un renforcement de l'effet du médicament et des effets indésirables (p.ex. œdèmes périphériques) ont été rapportés lors de la prise concomitante de dihydropyridine et d'inhibiteurs du cytochrome P-450 3A. Peu d'indices existent en faveur de cette interaction avec l'isradipine, mais l'on devra être prudent lors de la prise concomitante de Lomir SRO avec des inhibiteurs puissants du cytochrome P-450 3A tels que les antibiotiques de la famille des macrolides (p.ex. érythromycine, clarithromycine, troléandomycine), les inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir, indinavir, nelfinavir) ou les inhibiteurs de la transcriptase inverse (p.ex. délavirdine) et les antifongiques azolés (p.ex. kétoconazole, itraconazole, voriconazole).
Antihypertenseurs
Comme pour tous les médicaments destinés à traiter l'hypertension artérielle, le traitement concomitant par le baclofène administré oralement peut également diminuer encore davantage la pression artérielle. C'est pourquoi il est nécessaire de surveiller la pression artérielle et d'adapter en conséquence la posologie de l'antihypertenseur.
Cimétidine
L'administration concomitante de cimétidine se traduit par une augmentation d'environ 50% de la biodisponibilité de l'isradipine (voir rubrique «Posologie/Mode d'emploi»).
AINS
Lors de la prise concomitante d'isradipine et de diclofénac, la Cmax de l'isradipine augmente de 20% environ. Cette augmentation n'est pas considérée comme étant cliniquement significative, étant donné que l'AUC mesurée à l'état d'équilibre reste inchangée.
La prise concomitante de digoxine, de propranolol, de warfarine, d'hydrochlorothiazide ou de ciclosporine ne modifie pas la pharmacocinétique de l'isradipine.
Effet de l'isradipine sur d'autres médicaments
L'isradipine semble inhiber de façon cliniquement non significative les enzymes du CYP-450, en particulier le CYP-450 3A4.
L'isradipine n'a aucune influence sur la pharmacocinétique de la digoxine, de la warfarine, de l'hydrochlorothiazide, du diclofénac, de la théophylline, du triazolam et de la ciclosporine.
L'administration concomitante unique d'isradipine et de propanolol à des sujets sains a entraîné pour le propanolol une augmentation de l'AUC (de 27%). La pertinence clinique de cette observation est inconnue.
Interactions avec les aliments
La prise concomitante de jus de pamplemousse peut augmenter la biodisponibilité de l'isradipine.
Grossesse, allaitement
Grossesse
On ne dispose que d'informations limitées concernant l'utilisation de Lomir SRO chez les femmes enceintes. Les données provenant d'un nombre limité de femmes enceintes qui avaient pris Lomir SRO au cours du troisième trimestre n'ont montré aucun effet indésirable de l'isradipine sur l'évolution de la grossesse, la santé du fœtus ou du nouveau-né.
Dans le cadre des études réalisées chez l'animal, on a noté à doses thérapeutiques l'absence d'effets directs ou indirects délétères sur l'évolution de la gestation, le développement embryo-fœtal, la mise bas et sur le développement postnatal (voir rubrique «Données précliniques»).
L'utilisation de Lomir SRO par voie orale pendant le troisième trimestre n'a pas été mise en lien avec une modification de la fréquence cardiaque fœtale ou du flux sanguin utéro-placentaire et les effets tocolytiques semblent être faibles. On ne connaît pas le risque pour le fœtus et pour la mère. Étant donné que les études réalisées chez l'animal concernant la toxicité sur la reproduction ne prédisent pas toujours les réactions chez l'homme, l'isradipine ne doit être utilisée pendant la grossesse que si ceci est cliniquement indiqué et que si le bénéfice attendu est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
On ne dispose que d'informations limitées concernant l'utilisation de Lomir SRO chez les femmes qui allaitent. Une étude portant sur l'isradipine administrée à des rats a montré que la substance passe en faible quantité dans le lait maternel. Des études chez l'être humain ne sont pas disponibles. Des études menées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets nocifs à la suite de l'administration d'isradipine pendant l'allaitement. On ignore si ce médicament passe dans le lait maternel. Étant donné qu'un grand nombre de médicaments passent dans le lait maternel, la prudence est de rigueur lorsque l'isradipine est administrée à une femme qui allaite.
Fertilité
Des études menées chez l'animal n'ont mis en évidence aucun effet nocif sur la fertilité (voir rubrique «Données précliniques»).
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Aucune étude correspondante n'a été effectuée. Comme pour d'autres inhibiteurs des canaux calciques, syncopes, vertiges, hypotension, troubles visuels et vision floue sont des effets secondaires connus de Lomir SRO. Les patients présentant ces symptômes ne doivent pas conduire ou utiliser des machines ou effectuer des tâches nécessitant de l'attention.
Effets indésirables
Les effets indésirables le plus souvent observés au cours des études cliniques étaient légers, généralement dose-dépendants et en rapport avec les propriétés vasodilatatrices de Lomir SRO: vertiges, céphalées, rougeurs de la face, tachycardie, palpitations et œdèmes périphériques locaux d'origine extra-cardiaque (une dilatation artérielle locale plutôt qu'une rétention hydrique semble être impliquée). Ils disparaissent généralement ou régressent en cours de traitement.
Fréquences:
«Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100 à <1/10), «occasionnels» (≥1/1000 à <1/100), «rares» (≥1/10 000 à <1/1000), «très rares» (<1/10 000), «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique | |
Très rares | Thrombopénie, leucopénie, anémie |
Affections du système immunitaire | |
Très rares | Réactions anaphylactiques |
Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
Très rares | Baisse de l'appétit |
Affections psychiatriques | |
Très rares | Dépression, angoisse, nervosité |
Fréquence inconnue | Insomnie |
Affections du système nerveux | |
Très fréquents | Céphalées |
Fréquents | Vertiges |
Très rares | Hypoesthésie, paresthésie, somnolence |
Fréquence inconnue | Accident ischémique transitoire, léthargie, syncope (perte de connaissance), accident vasculaire cérébral |
Affections oculaires | |
Très rares | Troubles visuels, vision floue |
Affections cardiaques | |
Fréquents | Tachycardie, palpitations |
Très rares | Arythmies ventriculaires, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, angine de poitrine, fibrillation auriculaire, bradycardie |
Affections vasculaires | |
Très fréquents | Sensation de chaleur/flush |
Occasionnels | Hypotension artérielle |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |
Fréquents | Dyspnée |
Très rares | Toux |
Affections gastro-intestinales | |
Fréquents | Troubles gastro-intestinaux |
Très rares | Nausées, vomissements, hyperplasie gingivale |
Fréquence inconnue | Sécheresse buccale, constipation, diarrhée |
Affections hépatobiliaires | |
Très rares | Hépatite |
Très rares | Anomalies des tests de la fonction hépatique |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
Fréquents | Éruption |
Très rares | Dermatite allergique, prurit, hyperhidrose et réactions de photosensibilité |
Affections musculosquelettiques et systémiques | |
Très rares | Douleurs articulaires, douleurs dorsales, crampes musculaires, douleurs dans les membres |
Affections du rein et des voies urinaires | |
Fréquents | Polyurie |
Affections des organes de reproduction et du sein | |
Très rares | Dysfonction érectile, gynécomastie |
Troubles généraux et anomalies au site d'administration | |
Très fréquents | Œdèmes périphériques |
Fréquents | Fatigue, malaise |
Très rares | Asthénie |
Fréquence inconnue | Douleurs thoraciques |
Investigations | |
Occasionnels | Prise de poids |
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
Signes et symptômes
L'expérience relative à un surdosage d'isradipine est limitée. Les données disponibles suggèrent qu'un surdosage pourrait entraîner une hypotension artérielle marquée et prolongée.
Traitement
Les patients doivent être transférés dans un hôpital et être en règle générale admis dans un service de soins intensifs, avec une surveillance continue de la fonction cardiaque, des gaz du sang et une analyse biochimique sanguine. Lorsque ceci est indiqué, il convient d'instaurer une ventilation artificielle ou de mettre en place un stimulateur cardiaque.
Dans le cas d'un surdosage oral potentiellement fatal, le médicament doit être éliminé du tractus gastro-intestinal par des vomissements déclenchés de manière ciblée ou par un lavage d'estomac et/ou en utilisant du charbon activé (seulement dans l'heure qui suit la prise de Lomir SRO).
Les autres manifestations cliniques d'un surdosage doivent faire l'objet d'un traitement symptomatique en ayant recours à des méthodes modernes utilisées en soins intensifs.
Propriétés/Effets
Groupe pharmacothérapeutique: antagonistes du calcium sélectifs à effets principalement vasculaires.
Code ATC
C08CA03
Mécanisme d'action
L'isradipine, le principe actif de Lomir SRO, est un antagoniste du calcium de la famille des dihydropyridines avec une affinité sélective pour les canaux calciques voltage-dépendants (type L ou «long acting»). L'isradipine possède une plus grande affinité pour les canaux calciques des muscles artériels lisses que pour ceux du myocarde. Par conséquent, elle dilate les artères du lit vasculaire, en particulier celles du cœur, du cerveau et des muscles locomoteurs, sans altérer la fonction cardiaque. Par cette vasodilatation périphérique, la tension artérielle est abaissée.
Les expérimentations chez l'animal et chez l'homme montrent que l'isradipine exerce une action inhibitrice minimale sur l'automatisme du nœud sinusal, mais qu'elle n'entrave pas la conduction AV ni la contractilité du myocarde. C'est pour cette raison que l'augmentation réflexe de la fréquence cardiaque reste modérée et que, même après un traitement bêtabloquant antérieur, l'intervalle PQ ne s'allonge pas. Administrée à des doses antihypertensives, l'isradipine exerce également une action natriurétique modérée, mais significative chez l'animal et chez l'homme ainsi qu'un effet anti-athérogène chez l'animal.
Le traitement par l'isradipine entraîne une légère augmentation du débit plasmatique rénal et du taux de filtration glomérulaire et une légère diminution de la résistance vasculaire rénale pendant les trois à six premiers mois du traitement. Ces modifications ne persistent pas après un an de traitement, mais la fonction rénale reste maintenue par rapport à des patients hypertendus non traités. Le traitement par l'isradipine entraîne un effet natriurétique et diurétique soutenu qui contribue à l'effet hypotenseur. Les inhibiteurs des canaux calciques ont aussi démontré un effet protecteur rénal chez les patients transplantés qui étaient traités par la ciclosporine. En particulier, la dilatation des artérioles afférentes semble jouer un rôle important.
Chez les sujets hypertendus, une diminution dose-dépendante de la pression artérielle en position allongée, assise et debout est atteinte en 2 à 3 heures après l'administration d'une dose unique par voie orale. La longue durée d'action de Lomir SRO permet de contrôler la pression artérielle pendant 24 heures en administrant une capsule de Lomir SRO 5 mg 1 fois par jour. L'effet antihypertenseur est déjà significatif après une semaine de traitement et atteint son maximum après au moins 3 à 4 semaines.
Généralement, aucune modification de la fréquence cardiaque n'est observée avec Lomir SRO.
Administrée à des patients souffrant d'hypertension ou d'angine de poitrine stable, l'isradipine a été bien tolérée jusqu'à des doses de 20 ou 22,5 mg/jour.
Chez les asthmatiques, des doses orales uniques de Lomir SRO ont atténué la réaction bronchospastique à l'effort.
Lomir SRO peut être administré aux diabétiques, car l'isradipine n'exerce aucun effet clinique notable sur l'homéostasie du glucose.
Aucune diminution de l'effet antihypertenseur de Lomir SRO n'a été observée au cours des études de 2 ans.
Pharmacodynamique
Voir «Mécanisme d'action».
Efficacité clinique
Aucune donnée disponible.
Pharmacocinétique
Absorption
Après une absorption dans le tube digestif de 90 à 95%, l'isradipine subit un important effet de premier passage, ce qui se traduit par une biodisponibilité d'environ 16 à 18%.
Après administration par voie orale de doses allant jusqu'à 20 mg, aussi bien la concentration plasmatique maximale que la zone sous la courbe sont linéaires à la dose.
Environ 50% du contenu en isradipine de la capsule de Lomir SRO sont résorbés dans un délai de 10 heures, et le pic plasmatique est atteint environ 5 à 7 heures après l'administration. La concentration plasmatique maximale (Cmax) atteint 1 ng/ml après une dose unique d'une capsule de Lomir SRO 5 mg et 1,8 ng/ml à l'état d'équilibre.
Lorsque la capsule Lomir SRO est prise pendant un repas, le pic plasmatique est un peu plus élevé et la biodisponibilité augmente d'environ 20%.
Le jus de pamplemousse augmente la biodisponibilité des dihydropyridines en inhibant le métabolisme de premier passage.
Distribution
L'isradipine se lie à 95% environ aux protéines plasmatiques; son volume apparent de distribution est de 283 l.
Métabolisme
L'isradipine est presque totalement métabolisée dans le foie par scission de l'ester et aromatisation de l'unité dihydropyridine. 95% de l'isradipine sont dégradés en 5 métabolites.
Des données in vitro ont montré qu'aucun de ces métabolites ne contribuait aux effets cardiovasculaires de l'isradipine.
Élimination
La clairance totale de l'isradipine est de 43 l/h. L'élimination est biphasique; la demi-vie terminale est d'environ 8,4 heures. Env. 60 à 65% de la dose administrée sont excrétés dans l'urine et 25 à 30% dans les fèces sous forme de métabolites. Dans les urines, on ne retrouve pas de substance sous forme inchangée.
Troubles de la fonction rénale
Les données montrent qu'il n'existe aucune corrélation claire entre la fonction rénale et la biodisponibilité. Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale, on a observé tant une augmentation qu'une diminution de la clairance de la créatinine et de la clairance systémique de l'isradipine.
Patients âgés et patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Une biodisponibilité plus élevée a été rapportée chez les patients âgés et chez les patients présentant une diminution de la fonction hépatique. Des élévations allant jusqu'à 27% ont alors été atteintes.
Données précliniques
Les données précliniques issues des études conventionnelles sur la toxicité après administration unique et répétée n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme. Il n'y a aucun potentiel génotoxique, clastogène ou carcinogène. Des études expérimentales menées chez l'animal n'ont mis en évidence aucun effet nocif sur la fertilité. Une embryotoxicité n'a été observée que lors de l'administration de doses maternelles toxiques. L'isradipine ne présente aucun potentiel tératogène.
Remarques particulières
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 30°C. Conserver hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation
51228 (Swissmedic)
Présentation
Lomir SRO 2,5 mg mite, capsules: 100. [B]
Lomir SRO 5 mg, capsules: 100. [B]
Titulaire de l’autorisation
Daiichi-Sankyo (Schweiz) AG, Zurich
Mise à jour de l’information
Avril 2021